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Un blog culte dans mon appartement

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201ème article


Le Blog de Myblack a fêté mardi son 200ème article en moins d’un an d’existence, l’occasion de revenir sur les semaines qui ont fait qu’il est maintenant ce qu’il est devenu ce qu'il a voulu qu'il fut, en un peu mieux écrit toutefois. 
La rétrospective fut orchestrée d’ongles de maître par Lulla Paf, Miss Com’2007 du Blog de Myblack. Revenant tout d’abord sur les balbutiements, période ténébreuse où les articles, pourtant talentueux, ne dépassait pas les 3 commentaires, la maîtresse de Cérémonie – l’autre nom de Myblack – merde j’ai déjà fait cette blague -, a évoqué, non sans malice, je sais plus si je dois mettre une virgule du coup ou un point bon faisons comme si de rien n’était. Ah merde la phrase n’était pas terminée, quel con.
 
L’ambiance festive parfaitement régulée, la soirée s’est poursuivie sur les premiers pas de Raymond Bounaffou en politique, puis par divers articles où l’auteur tentait maladroitement de séduire la moindre fille qui osait commenter maladroitement elle aussi. Les lumières de Parisil Town se sont éteintes, il se faisait tard dans la salle des fêtes Laroche Valmont, et les larmes coulaient sur les joues de ces 176 habitants.
Ah, qu’elle était belle, l’insouciance de la jeunesse, quand Myblack bloguait sans tapiner le trottoir à Google !
Le sémillant Gérard Crobard ouvrit une bouteille de champagne, bien que l’alcool avait été interdit. On enfreignit la règle, par communion – une marque suisse de tire-bouchon.
 
Lulla Paf enchaîna sur les articles de janvier, de février, puis par une seconde bouteille de mousseux. Le Blog de Myblack faisait sa diapo, tranquillement, pendant que sur les tables dansaient les convives se prenant pour Sergueï Prokofiev – il s’agit d’un compositeur et non d’un danseur, mais si vous croyez que c’est facile de faire la différence, quand on est ivre ! "Qui m'aime me suive !", hurla l'un des protagonistes, en se jetant d'une falaise attaché à un paraplégique.
 
La soirée prit une tournure définitivement vinassée lorsque George-Alain Moustiquaire débarqua dans la pièce un camion Heineken au volant, défonçant dans une allégresse non-dissimulée les portes du saloon. Le Blog de Myblack encensé, on fit sauter les bouchons, dans un premier temps, avant que les lectrices ne se dévouent également.

"Dieu chausse du 44, Dieu chausse du 44", gueulait Myblack, agitant ses membres comme un lasso pour harponner ces fans les plus fidèles. "Du rhum, des femmes, des miettes de crabes nom de dieu!", reprenait en choeur l'assistance, sans savoir pourquoi, davantage guidé par le raisin que par la raison.

Lulla Paf tenta bien de revenir sur les articles du mois d'avril, mais la bave qui sortait de sa bouche rosée ne facilitait pas la compréhension. L'Oncle Dick porté disparu - certains l'auraient vu copuler avec une roulette à pizza -, plus aucun garde-chiourme n'était présent pour endiguer la débauche. Les braguettes jouèrent alors du tambour, les jeans du trombone et Lulla Paf de la flûte.

"Gloire et longue vie au Blog de Myblack !", célébrèrent les musiciens. "Oh oui, une longue, une très longue, une très très longue", répétait Finette, dont le soutien-gorge jaune fluo ne donnait plus signe de vie. Les odeurs de sous-vêtements persécutaient la salle sans donner dans la dentelle, les acclamations de la foule rythmant le cortège infernal des slips. 
Il était trop tard pour penser à ne penser à rien ; la roue de la luxure tournait en emportant avec elle les derniers états d'âmes des insubordonnés.

 
Vint les étapes de juillet. On les attend encore : Lulla Paf s’était maintenant déshabillée, mimant une chenille dégingandée slalomant entre les canettes vides. Gérard Crobard s’étant également foutu à poil, il promenait son sexe frondeur sur le visage des enfants traînés là par leurs parents, les malheureux, qui partouzaient, l’alcool aidant, dans un océan de semences improbables où nageaient plusieurs lecteurs familiers du Blog, tels qu’Hell Man, Julio et Lily Marlene. 30 centimètres de liquide douteux tapissaient le sol, ce qui ne gênait guère les amas d’humains célébrant les fastes de Raspoutine avec application, et on plongeait, et on fermait les yeux, et on nageait dans la pisse, pour les plus chanceux, on se tartinait de merde, déphasés mais heureux, bourrés et bourrées, le corps recouvert d’insanités et la morale suçant des bites, comme tout le monde.
 
Vivement le 300ème article.
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G
Allons Marcel, un peu de courage, c'est pas l'amer à boire, hélas, mais il vous reste sûrement de la liqueur de cactus. Et mélangée avec de la vodka, cette potion magique vous rendra invulnérable !
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L
Bah, vous vous en remettrez, cher boudiou. D'autant que le Marcel, ce serait plutôt l'amer qu'il coupe avec quelques gouttes de bière, voyez-vous... Sa façon à lui de célébrer les sidérales et sidérantes bitures prises du temps où il côtoyait messieurs les hommes, si vous voyez ce que je veux dire. Justement la même époque où, au réveil vaseux façon Big Ben entre les étiquettes, le Marcel se descendait sa boutanche de pastaga à la matinée chez Jo la main froide, un julot du coin de Massilia qui avait été obligé de monter son business à Lutèce juste après l'occup'. Juste pour avoir les idées claires pour jaffer, qu'il disait le Marcel... Une époque, quoi.
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B
Ha merde.<br /> Moi qui voit un culte à Marcel Flambart...<br /> Apprendre qu'il coupe sa bière ça m'en met un coup.
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L
Non, Marcel Flambart est bien encore de ce monde, car Marcel Flambart, le seul, le vrai, est inoxydable, indestructible, intemporel, et peut-être immortel. On l'aura cru disparu, mais seuls son grand âge et les neuf bouteilles de Côtes-du-Rhône qu'il a vidées ce soir-là l'ont incité à partir se reposer plus tôt que prévu.Ses admirateurs peuvent le trouver actuellement à son quartier général : le café de la Place. On peut lui offrir son septième Picon-bière de l'après-midi, ça le mettra de bonne humeur.
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V
julien tu pues degage!!!
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