« Dieu est célibataire ». L’affirmation, proclamée hier matin dans la chambre 209 de l’hôpital Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band de Valenciennes, a fait grand bruit. Le fautif ? Jean-Michel Lapoisse, le chroniqueur sexe & séductions du Blog de Myblack, dans le coma depuis plus de deux mois – ici en photo.
Jean-Michel Lapoisse, en slip (mars 2004). Quelque part dans le tas.
Miraculeusement réveillé, l’homme semble avoir récupéré de son voyage au paradis. Dans la petite chambre aux rideaux fleuris se dressaient face à lui 560 croyants qui priaient pour son salut. Leurs angélus n’auront pas été inutiles.
Un moine évangéliste, présent dans la pièce, s’est échiné à retranscrire la scène. Nous avons réussi à lui casser la gueule à obtenir ses annotations bibliques :
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Jean-Michel Lapoisse leur apparu à 2 heures 45 [heure de Jérusalem], peu avant la météo de Patrice Drevet. Vêtu d’un drap blanc et sous perfusion, l’homme se leva et approcha sa paume d’Adam vers une Eve prosternée à ses pieds. La jeune femme – Fabienne Martougale, 21 ans, Cahors, étudiante en géographie, physique proche de celui d’Alyssa Milano – baissa les yeux, intimidée par l’hommage. Pourquoi l'avait-il choisie en particulier, elle, cette fille de rien ? Les apôtres de Lapoisse ne pipaient mot. [Une auréole s’était formée sur son t-shirt et] Jean-Michel Lapoisse se cura le nez. Une lumière divine entoura son doigt purificateur ; c’était la femme de ménage, ouvrant les rideaux. [Quelques secondes plus tard], leur gourou caressait maintenant le visage de Fabienne. Des larmes de pluies, aussi pures que celles des chansons de Brel, recouvraient le carrelage cramoisi de la chambre. Il demanda alors [à ses hommes] de partir, en priant à voix basse. Nul ne [daube de boeuf] savait ce qu’il disait, sauf la jeune femme, dont les cheveux se retrouvaient concassés entre les ongles de Jean-Michel. Un par un les fidèles s’en allèrent de la pièce, à quatre pattes. Je fis de même.
Vingt minutes après il [Jean-Michel Lapoisse] ouvrit la porte, le pantalon à terre, puis demanda à l’un d’entre-nous (Mathieu) un café sans sucre. Par la fente de la porte j’entraperçu, avachie sur le lit, Fabienne, totalement nue, fumant une cigarette. « Par la grâce du Saint-Esprit, qu’avaient-ils bien pu faire pendant notre absence ? », j’interrogeais le seigneur. En vain. Après plusieurs heures de méditations, [il] demanda à Mathieu de rentrer dans la chambre, en enlevant ses vêtements. Nous ne le revîmes jamais.
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Bon, euh. Hum. Le retour de Jean-Michel Lapoisse bouleverse les plans de ce Blog : le calendrier 2007-2008 ne prévoyait plus d’articles Séductions. Sa résurrection impromptue m’oblige à lui accorder au moins une chronique par mois, vu sa notoriété nouvelle.
Il serait en effet idiot de se priver d’un tel charisme.
Salué des deux côtés du Tropique du Capricorne, Jean-Michel Lapoisse est désormais le bassiste du trio Père-Fils-Saint-esprit. Une fête nationale a même été décrétée en son honneur en Croatie, tous les 34 du mois.
Maintenant qu’il a vu Dieu en chaire et en os – c’est pas une énième faute d’orthographe, juste un jeu de mot pour intellectuel -, Jean-Michel Lapoisse est une icône. Le monde religieux célèbre la survivance du nouveau prophète.
Les catholiques du planisphère ne jurent plus que par lui (du moins quand ils jurent. Ca jure pas souvent, un catholique).
Les animistes ont jeté leurs cailloux difformes et se prosternent dorénavant devant des roches ressemblant à son visage.
En Iran, l’imam Mustapha Romai’oh a repris deux fois des frites, en plus des vermicelles – les légumes étaient à volonté mais ce n’était tout de même pas une raison !
Au Vatican, le plafond de la chapelle Sextine s’est paré de ses plus beaux atouts
Pour ma part pas de traitement de faveur : étant persuadé que Dieu n’existe pas, je soupçonne Jean-Michel de s’être inventé trois mois de coma bidon et une fausse rencontre divine uniquement pour se pécho des meufs. Faut pas me la faire non plus à moi, hein.