En Colombie ce sont les FARC qui débloquent ; en France, ce sont les facs qui se bloquent. Sarkozy parviendra-t-il à sauver Valérie Pécresse, son Ingrid Betancourt à lui ?
« Ingrid Betancourt est vivante », affirme la sénatrice colombienne Piedad Cordoba. De l’autre côté du monde Bernard Kouchner se meurt dans un coma profond que les paralysies d’universités défibrillent à peine. Treize d’entre elles seraient déjà aux mains d’étudiant(e)s barbu(e)s à l’idéologie déviante. Le mouvement s’amplifie, sous le ressort de l’UNEF. Selon l’AFP, qui cite des sources étudiantes, une cinquantaine d’AG s’apprêtent la semaine prochaine à étudier en amphi. A Blaise Pascal (Clermont-Ferrand II), si la faculté n’est pas encore en vacances d’hiver, le processus s’organise. Des jeunes tractent déjà les tracts bourrés de grosses ficelles, où la lutte anti-Pécresse se transforme en combat anti-Sarko. Mardi, assurément, l’université sera prise : l’UNEF est particulièrement bien implanté dans l’établissement. La concomitance entre la grève des cheminots et le mouvement étudiant peut étonner. Dans les deux cas, l’extrême gauche n’y est pas étranger. SUD Etudiant se prononce même « pour une convergence des luttes avec les salariés du public et du privé, avec les cheminots, mais aussi avec tous les "sans" ».
Bien. Reprenons notre sérieux. Voilà.
L’UNEF s’étonne qu’un étudiant sur deux loupe sa première année de fac.
Mais dans quelle première année de fac y a-t-il plus d’un étudiant sur deux qui vient en cours ?
Je crois que les gens n’ont pas bien compris qu’une énorme majorité d’étudiants sont en réalité des jeunes, et non des étudiants.
Qu’ils sont là pour être jeunes avant tout.
L’université c’est fait pour se faire dépuceler, pas pour trouver un boulot.
Disons les choses en face : seule une réforme touchant à l’ADN des jeunes peut abaisser significativement le taux d’échec des étudiants universitaires.
Passer un après-midi entier dans une AG surchauffée à blanc quand, en face de la rue, une brune m’attend, non merci. Surtout si un nouveau vote est prévu le lendemain. Y a jamais de nouvelles brunes prévues le lendemain, si je m’absente.
Les bloqueurs dorment et vivent dans les murs de l’établissement. Ca leur permet de voir à quoi ressemble une fac, c’est toujours ça. A croire qu’ils n’ont pas de vie sociale. En même temps, quand on voit leurs tronches anéanties par les cheveux en vrac, faut pas s’étonner que leur vie sociale se mette en grève. Et que les jambes des filles restent bloquées, elles aussi.
Un jeune qui s’inquiète de son avenir, ça s’appelle un vieux, non ? Surtout s’il est communiste.
Je ne suis pas spécialement pour la réforme Pécresse. Ni spécialement contre. Un peu comme dans les questions que posent le prof d’histoire ancienne : je suis sans opinion.
Seuls les bloqueurs n’ont pas encore compris que leur mouvement est anti-Sarko, et non anti-Pécresse. C’est ça le pire, en fin de compte.
Les facs parisiennes sont barricadées. Bof. De toute manière j’aurais pas pu y aller, avec la grève des cheminots. Pendant que les agités s’égosillent, ma Playstation s’allume et écrase l’URSS quatre à zéro. Je préfère manipuler ma manette plutôt qu’être manipulé, ça dérange quelqu’un ?
Finalement, ils auraient dû bloquer Sarkozy, au lieu des facs. Ca l’aurait contraint à rester devant la Playstation, au lieu d’intervenir frénétiquement partout. Et je lui aurais mis sa branlée.