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Un blog culte dans mon appartement

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Happy Birthday-à-coudre


Nous fêtons aujourd’hui le centenaire de l’invention du Yau-de-Poêle, l’une des plus grandes créations humoristiques du XXème siècle.
Sorti de l’imagination fertile de Richard Fipouli en 1907, le Yau-de-Poêle marque un tournant dans l’histoire du rire mondial. Point de départ de toute une salve de jeux de mots médiocres, il est directement à l’origine des Monsieur et Madame, des charades, des devinettes et de l’humour absurde. Le Blog de Myblack ne pouvait donc que saluer l’anniversaire.
 
RICHARD-fipouli.JPG Richard Fipouli, inventeur du Yau-de-Poêle, au volant d’une cocotte-minute
 
 
 
Au 19ème siècle l’humour est encore rudimentaire. Les gags les plus évolués consistent à tomber sur des arrosoirs (voir l’Arroseur arrosé) ou à toucher les fesses des filles dans la rue. Dans les débuts du Paris de la Belle Epoque on se pète à la gueule, on se rote entre les gencives, on se croche-pattes en pissant sur les habits : le summum du rire est atteint lorsque Gustave Eiffel, en 1893, dégueule dans le sac à main de Sarah Bernhard. La blague fait alors le choux gras des journaux qui se délectent des mésaventures de la comédienne - un autre humoriste célèbre, Edmond Chamonlou, poussera même le vice à lui rouler dessus en vélocipède.

Richard Fipouli ne navigue pas sur ces eaux-là. Son éducation bourgeoise l’oblige à un certain standing qu’il se plaît à promouvoir dans des soirées mondaines qu’il organise avec l’aide d’un amant de Sarah Bernhard – ce qui était plus ou moins la norme à l’époque. Richard est fin, distingué, gentleman. Son humour pince-sans-rire qu’il tient d’un oncle londonien séduit les femmes. En 1896 il intègre la rédaction du mensuel « le canard hilarant », où ses chroniques burlesques sur l’odeur des juifs et l’indigence des politiciens lui confèrent une notoriété grandissante. Recruté en 1903 par l’illustre Almanach Vermot, il en profite pour lancer plusieurs comiques troupiers tels que Bernard Panard (l’homme aux vingt-sept doigts de pieds) et Gaston Melon (crucifié en 1905 sur l’hôtel de ville de Paris après une blague sur l’épouse du maire de la capitale).

Richard Fipouli doit supporter, en ce début de siècle, les lourdeurs de ses collègues persistant à vomir en plein bureau. Le public en raffole, pourtant, mais Richard n’en a cure : il se sent investi d’une mission divine : donner ses lettres de noblesse à son art, enfin, une bonne fois pour toute.
Il s’isole de septembre à octobre 1907 dans sa résidence secondaire de Cambrai et élabore, dans le plus grand secret, son premier Yau-de-Poêle. Le dialogue met en scène deux hommes. L’un est vêtu d’un canotier et marche dans la rue en direction du second, qui le salue en disant « comment vas-tu, yau-de-poêle ? ». Le type au canotier répond alors « bien et toi, le-à-matelas ? ». Ca y est : l’humour à la française est né !
 
L’histoire, publiée dans l’Almanach Vermot de 1908, provoque scandales sur scandales. Richard Fibouli est descendu par les gazettes qui ne comprennent pas le gag, qui ne saisissent pas le pouvoir du « tuyau de poêle » et du « toile à matelas ». Les deux premiers jeux de mots de l’histoire mettront six mois à conquérir le cœur des Parisiens, avant d’envahir le reste de la France.
 
Richard Fipouli lancera ensuite plusieurs variantes de son bébé (« Bonjour à vous, te-plantaire ! Mes amitiés à votre épouse, de bambou » ; « Ca va ce matin, tin-au-tibet ? Ouais, comme sur des roulettes, it-be-whispers-were-the-wisdom-let-it-be ») qui n’obtiendront pas le succès escompté. Il se suicidera finalement en 1923 en avalant du cirage à chaussure, comme tous les personnages inventés par Myblack.
 
 
Quels sont les héritiers du Yau-de-Poêle ? Quand est apparue la descendance ? Ce 100ème anniversaire est l’occasion rêvée d’évoquer les accouchements de ces blagues populaires qui font aujourd’hui le charme, et le ferons jusqu’à la fin des temps, des discussions entre amis et des dialogues par MSN.
 
 
1936 - « Accroche toi au pinceau, j’enlève l’échelle ».
 
La réplique du fou qui repeint son plafond est tirée d’une histoire vraie. L’archiduc d’Hanovre, dont le manoir vétuste collait mal avec son pedigree, décida un beau jour de repeindre son habitat. C’est pendant qu’il peignait le dessous de sa toiture que son rival le prince de la Saxe lui déclama la fameuse tirade, en prenant soin d’enlever la dite échelle par laquelle se suspendait les pieds de l’archiduc. Cette mort brutale et stupide a donné naissance à l’histoire, qui sera enjolivé ensuite par les historiens du régime nazi pour sauver la face.
 
 
1947 - «  Dis camion. »
 
 
Thomas S. Wellimson n’est encore qu’un modeste tisserand de l’Utah lorsqu’il invente sans le savoir la spirituelle plaisanterie du « Dis Camion ». Alors qu’il regarde passer par la fenêtre de son magasin les voitures, il aperçoit un imposant camion d’où sort une mince et sublime jeune femme au corps envoûtant. Thomas, poète à ses heures, lui déclare alors ses sentiments en tercets. Face à la méfiance de la camionneuse, il lui pince les miches ; elle le gifle et lui hurle, outrée : « Non mais ça va pas ? Qui êtes-vous pour faire ça ? ». La réplique de Thomas S. Wellimson (« Un poète, un poète ! »), transformée par les années, fait depuis le bonheur des couples du monde entier.
 
 
1997 – « J’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale »
 
La paternité du gag est disputée, mais il semble bien que Dominique de Villepin en soit l’instigateur. Mais les paroliers sont rarement ceux que la postérité retient, et c’est finalement le show-man Jacques Chirac qui va tirer bénéfice de la poilade en cohabitant durant cinq ans avec Lionel Jospin, autre clown de la politique française. J'assume l’entière responsabilité de lol putain quel con quand même, ce Jospin, il était fort quand même.
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H
Snif. Les commentaires puent du cul depuis quelques temps. Pouet !
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L
Moi je l’ai lu, et outre que le nom Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut est vraiment un nom à danser en slip devant un monop’ de Passy, j’en ai retenu trois choses : 1. Péter sauve des vies  Surtout la notre, cependant « Un Pet qui, pour sortir, a fait un vain effort, Dans les flancs déchirés reportant sa furie,Souvent cause la mort. D'un mortel constipé qui touche au sombre bord,Un Pet à temps lâché, pourrait sauver la vie. »  2. Le mot « Tintamarre » me fait rire  Je pense ressortir la phrase ci-dessous en société « J'ai pété avec autant de tintamarre qu'en pourrait faire une vessie bien soufflée » 3. Les philosophes sont vraiment des faux-culs Voici ce que Saint-Évremond déclare, après avoir pété devant sa maîtresse :Mon cœur, outré de déplaisirs,Était si gros de ses soupirs,Voyant votre humeur si farouche,Que l'un d'eux se voyant réduitÀ n'oser sortir par la bouche,Sortit par un autre conduit. Bel effort cependant, quand la plupart des mecs aujourd’hui se contentent de rire bêtement.
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M
En effet Hell Man, et je vous pète au nez ! D'autant plus que je vous soupçonne de ne même pas avoir été en lire l'extrait, canaille !
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H
Ce CQFD a surtout l'art de péter plus haut que son cul, on dirait.Bon, petite forme moi aussi. Mille excuses...
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M
Merci à vous pour cette délicate brise de culture qui fait le charme des coms de ce blog.Je note les références.
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