Un blog culte dans mon appartement
L’être humain trime jour et jour – seules certaines professions dévalorisées triment jour et nuit, généralement dans des bars – pour satisfaire les besoins d’autres humains encore plus cons que lui pour obtenir suffisamment d’argent de manière à partir en vacances, où il fait généralement ses besoins dans des chiottes de camping après avoir fait la queue entre deux Hollandais.
Dit comme ça, la vie fait froid dans le dos.
Mais que serait la vie sans les vacances ? Hormis un monde sans Hollandais ?
Pour les vacances, j’ai failli partir aux Pays-Bas. Là-bas, même le racisme est Jean-Marie Delepenalisé : l’occasion rêvé pour Gérard Crobard d’exprimer ses talents d’orateur. Mais il a fait faux bond lorsqu’il a su que le canabis l’était également. Il est comme ça, Gérard : il n’aime braver les limites uniquement si elles s’accompagnent de courage. « Si c’est pour fumer à côté d’un marocain à crête sans qu’aucun flic ne viennent nous tabasser, autant rester chez soi et regarder Une famille en Or », me disait-il encore mercredi, en enfumant un terrier de marocain (XIIIème arrondissement, 14m², 540 euros/mois, libre à partir du 15 août le temps de refaire le papier-peint).
Nous sommes finalement allés à Clermont-Ferrand.
D’ordinaire, on ne va pas à Clermont-Ferrand. C’est Clermont-Ferrand qui vient à nous, tant l’idée de visiter Clermont semble absurde aux yeux des non-initiés.
Pour les initiés, elle l’est tout autant, comme le célèbre un fameux proverbe gaulois campé place de Jaude : « A Clermont-Ferrand, tu clairement fais rien. »
Et pourtant, dieu sait que la ville possède des charmes. Rien que l’an dernier, on a en recensé deux : une famille d’hollandais qui se rendait à Montpellier et dont les deux filles avaient malencontreusement osé demander leur route à la faune locale, qui n’avaient plus vu de charme depuis le petit cul de Jules César, dans les années – 50. Depuis cette séquestration estivale, cette famille préfère effectuer un détour par l’Allemagne pour se rendre dans le Sud de la France, pour plus de sécurité.
J’ai déjà grillé un jour de vacances en écrivant cet article, alors je préfère me taire et vous offrir une séance diapo animée, qu’on peut éventuellement considérer comme un film de vacances en mettant un peu de crème solaire sur les lunettes des critiques des Cahiers du Cinéma.