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Un blog culte dans mon appartement

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Comme le café


 

corrida.jpg


S’il est encore délicat, de nos jours, d’assassiner en toute quiétude des personnes âgées en les jetant du haut de l'Empire Stade Building ou simplement des bambins en bas âge, il est par contre tout à fait légal d’embrocher des taureaux face à une foule en délire. Mise à mort symbolique de la supériorité de l’homme sur la bête, chaque assaut de banderilles récolte l’acclamation des connaisseurs. Liquidons le, puisqu’il a osé venir nous défier de son plein gré dans l’arène !
Effectivement : qui n’aurait pas envie de perforer un type avec une nappe de pique-nique rouge accoutré comme un flûtiste péruvien ? A part des Péruviens.
D’ailleurs, en Argentine, dans certaines corridas, les Péruviens remplacent les taureaux. Il faut dire qu’ils sont presque plus nombreux que les animaux, là-bas. On peut donc comprendre les Argentins.
 
 
mi-temps.jpg En plein affrontement, des publicistes ambulants payés au SMIC risquent leur vie pour vanter les menus des brasseries du coin  
 
Les toreros sont des dieux, en Espagne. Beaucoup plus connu que Tony Parker, par exemple. Manuel Rodriguez Sanchez (1917-1958), premier matador de l’ère moderne, remporta 122 des 84 combats auxquels il a participé. Il ne se contentait pas de trucider les bovins, il écharpait certains privilégiés du public (généralement les premiers rangs, les plus fortunés), tout heureux de finir entre les mains d’un artiste aussi réputé. Mourir au contact de Manuel Rodriguez Sanchez représentait, au lendemain de la seconde guerre mondiale, un luxe que bien peu de pauvres pouvaient s’offrir. Manuel Rodriguez Sanchez voltigeait sur la piste, son costume en soie brodée d’or concordait idéalement avec la viande rougie au soleil étalée au sol, et on raconte même qu’il utilisait sa cape carmin pour conserver les morceaux au Valsaretros (petit frigo de poche chère aux matadors.)
 
don-diego-de-la-vega.jpg Même Jane Birkin se laisse prendre au jeu de la tauromachie
 
 
Les corridas ont beaucoup d’opposants.
Je suis contre les corridas.
Pourquoi tuer des taureaux ? Les taureaux ne m’ont rien fait.
Je sais pas moi, quitte à tuer des animaux, autant tuer des caniches. Ou des fox-terriers.
Des prêtres.
Des choux de bruxelles.
L’indécise lutte dans l’arène entre l’humain et son ennemi juré, le chou de bruxelles. Le légume assassin pénètre sur le lieu du crime. Sous un air de paso noble, les picadors se réveillent et lancent leur venin. Le chou fracasse le sol. Ses tiges s’agitent en direction des pauvres créatures, il charge. Les spectateurs frémissent, tremblent, flageolent. Le chou fonce sur le torero qui ne peut l’éviter : il s’écroule. S’effrite. De Bruxelles.
 
La tauromachie ne fait plus rêver les foules. Elle lasse. Elle n’amuse pas. C’est triste, mais la carcasse d’un taureau s’avère incapable de séduire des gamins trop habitués à en voir d’autres à la télé. Si encore l'animal chantait du Julie Zenatti, pour attirer l'adolescente à posters... Mais non ! Il se contente de mourir, et on ne peut même pas voter la manière dont il le fait : comment voulez-vous passionner les jeunes, dans ces conditions ?
Heureusement, en France, des philanthropes réagissent. Bien conscients que la salut passe par davantage de violence bien sentie, il surenchérissent le drame et exalte la dramaturgie des pièces – de bœuf. Ils satisfont la haine de l’autre et jouent de la peur du voisin. Ils présentent Intervilles.
 
Une fine équipe de tueurs à gages du PAF (Tex, Julien Lepers, Nathalie Simon) initient actuellement les futurs cotisants de la sécurité sociale à la sinistre réalité de l’existence et aux drames dont elle est l’objet.
Intervilles, remarquable formateur de la férocité terrestre.
Il n’y qu’à regarder quelques minutes d’un Mont-de-Marsan-Saint-Amant-les-Eaux pour maudire à jamais l’espèce humaine.
Des couillons déguisés en pot de moutarde ou en morceau de fromage gesticulant sur un tapis fracassé à coups de pieds et tombant dans l’eau sous les rires d’autistes ayant payé 20 euros pour cette nomenclature de la connerie ne peuvent susciter que mépris et irrévérence de la part des gens de bonne foi, les vrais, ceux qui lisent Mozart et écoutent Marcel Proust.
Robert Wurtz mérite à lui seul une médaille.
Robert Wurtz est un ancien arbitre de football, un gueulard. Parfaitement conscient de sa mission auprès des jeunes, il exhorte les vertus ancestrales du combat, du cri, du pleur et du ouille.
 
wurtz-2.gif « Allez les handicapés, je tape dans le ballon et on va le chercher ! C’est parti ! »
 
 
Il emmerde l'abruti qui se plaint et envoie chier, avec un sens de la répartie absolu, celui qui ose contester la marche en avant du monde et les décisions de la justice. Se plaindre ne sert à rien, puisque j’ai raison, nous enseigne Wurtz.  Il remet en place les étudiants barbus peints en bleu qui prétendent, si si monsieur l’arbitre, avoir gagné le point.
 
wurtz-enfant.gif « Si un gamin entre en piste avant que je ne l’ordonne, je vous préviens, je le noie !! Compris ?? Coommmppris ??! »
 
 
Tout serait plus facile avec un Robert Wurtz qui nous dicte la marche à suivre sans que l’on cherche vainement à y comprendre les règles. La vie est compliquée : Robert se charge d’être le guide, bénévolement, pour l’amour du jeu. Les tête à tête amoureux seraient si simples, avec un Robert Wurtz aiguillonnant le couple sur la route de l’amour. « Par là ! Par là ! Non, non, pas ce chemin, pas là ! Attention Carcassonne, Attention ! Pas sur l’eau, non ! Gare au fossé, Carcassonne, gare au fossé ! ». Mon dieu, je l’entends déjà, mon héros.
 
 
wurtz.gif « Le premier qui réussit quatre contrôles orientés de la poitrine en mangeant des chipolatas suivi d’une série de trente-cinq dribbles autour de la surface de réparation située à l’ouest en évitant les tacles assassins d’Eric di Méco remporte l’épreuve ! Prêt ? Prrêêêêt ??? C’est parti ! C’est paaartiii !!! »
 
 
Mettez un Robert Wurtz dans chaque classe, et adieu rap, r’n’b, piercings et chaussettes remontées au nez.
Quand Robert Wurtz n’est pas là, les souris dansent.
Si Copernic n’était pas là, Robert Wurtz tournerait autour de la terre.
A-t-on déjà pensé à Robert Wurtz pour venir à bout du chômage ?
Et Robert Wurtz, dans tout ça ? 




P.S : On vient de me signaler la mise en repos forcé de Robert Wurtz. Oubliez tout ce qui vient d'être dit, si ce n'est pas déjà fait.

P.S numéro 2 : Serait-il possible de m'expliquer mon propre jeu de mot du titre, je ne l'ai moi-même pas totalement compris. Merci.

 
 
 
 
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6
Robert habite dans le village voisin, nous le connaissons bien,très bien même :Pour plus d'information veuillez nous contacter au : 06.24.86.15.04Nous nous ferons un plaisir de vous répondre, sachez que Robert va bien!
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J
A quand des corridas avec des êtres humains, pour que notre espece s'épanouisse??
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H
Trop injuste.
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S
Tout à fait.
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C
Hé les végétariens ! Vous êtes des anti-écolo ! Manger des racines c'est bien mais si on était tous végétarien on condamnerait à l'extinction les animaux élevés pour la viande !Et pour les anti-corridas, dites-moi quel imbécile élèverait ce genre de taureau si il n'y avait pas de corrida ? Personne ! Donc extinction de l'espèce !
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