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Un blog culte dans mon appartement

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Parisil Town entre la vie et la mort


Lorsqu’Etienne Chicorée quitte son travail vers 16 heures 17, à l’usine de recyclage des slips désaffectés de Parisil Town, il est loin d’imaginer l’ampleur de la catastrophe qui s’esquisse. Le bâtiment où Myblack entrepose tous ses sous-vêtements usagés n’a alors plus que quelques minutes à vivre.
Une très légère fente, provoquée par un frisbee négligemment lancé par Vincent Delerm, fissure l’équilibre du réacteur numéro 704 puis désagrège l’ensemble de l’usine. Dès lors l’horreur s’intensifie, malgré l’hallali des périurbains vasouillant entre les premières odeurs nauséabondes.
La faune s’assèche rapidement sur les coups de butoir de l’atmosphère polluée. Les larves de silphe, dans les nombreux champs de betteraves entourant le lieu du crime, s’éteignent progressivement. L’hêtraie aux confins de la ville se couvre d’une brume noirâtre, pendant que le musée Grégory Lemarchal ferme ses portes, précautionneusement. Ne se rendant pas compte du désordre, certains habitants de Parisil Town continuent leurs activités : leurs pantalons gibbeux, confortablement avachis sur des chaises pliantes d’origine birmane, sourient d’une plénitude mal à propos.
 
Les quantités de radioactivité projetées donnent au ciel des lueurs d’enfer. Les vapeurs qui étaient jusque-là contenues dans les 850 réacteurs de l’usine sont désormais évaporées dans chaque maison, dans chaque jardin, dans chaque narine des citadins. De paisible, la situation passe à venimeuse. Les arbustes s’étiolent sous l’étonnement général de leurs propriétaires, qui perçoivent à leur tour les relents de l’accident. Hiroshima n’est qu’une douce berceuse : Myblack, informé de la conjoncture, décide de fermer les frontières pour limiter les pertes.
 
Ses slips déflagrent. Les incendies s’allument. Les doux pâturages où viennent d’ordinaire brouter les lamantins géants s’immolent, sous l’effet de la puanteur. Inhalant les effluves maudites, les humains commencent à paniquer. On se pousse, on se percute. La folie s’adjoint aux malaises : Raymond Bounaffou insulte à qui mieux mieux ses voisins d’arrondissement et Francis, parasité, dégonfle tous les pneus osant croiser son regard. Quant à Gérard Crobard, il se déshabille et fait l’amour avec les panneaux de stationnement, ce qui, par contre, ne surprend personne.
 
rideau.jpg Les habitants sont à la dérive. Les plus lâches supplient les autres de les trucider ; les plus courageux s’enterrent dans le stade de football la tête la première en déclamant avec persuasion des apostrophes de Michèle Alliot-Marie. Les combats de rue gagnent chaque parcelle de goudrons : tenant une bouteille d’eau minérale à la main, Philippe Risoli menace ses confrères au cri de « Badoit, si t’es un homme ! » Se ruant de gifles et de crocs-en-jambe au dessus de la ceinture, Parisil Town s’exténue à la bagarre. Mais la fatigue participe aux rivalités, faisant des guerriers des impuissants.
Les bouffées de slip sales sont plus fortes que la volonté de péter la gueule à son voisin : on vacille, on tombe, on glisse dans la boue en bavant. Sous la fumée de l’azur gisent les éclopés du slip, comme les appelle désormais la presse restée à l’écart du désastre. Le nuage radioactif a remporté la bataille.
 
odeur-de-slip.JPG 
« Un homme à terre vaut mieux que deux qui s’enfuient », proverbe lituanien admirablement appliqué par les résidants de Parisil Town.
 
 
On dénombre 95 décès, dont six pour la même personne. A l’heure actuelle Parisil Town n’est plus qu’un tas de ruine tentant de faire bonne figure en affichant sur sa carte portable des immeubles factices. Myblack, décontenancé, projette de la rayer de la carte, malgré l’avis contraire des habitants de la ville. L’extermination ou la reconstruction ? Qui l’emportera ?
 
Les survivants de Parisil Town vous supplient donc de ne pas cliquer sur ce lien. Toute personne cliquant sur ce lien rapproche un peu plus la ville de l’annihilation. Ce lien est donc une menace pour leur santé, et c’est pourquoi ils espèrent de la part des lecteurs du Blog de Myblack un peu de clémence. Myblack, de son côté, reste neutre et laisse le libre arbitre sexprimer.
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G
Par chance la plupart d'entre eux étaient des musulmans. Ouf. Ca leur fait un entraînement pour la 3ème guerre mondiale
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S
06 novembre : Arghh!! Un missile a été envoyé depuis Antiville ! On déplore 83 morts et de sérieux dégâts matériels !  Dommage que Fabulous Fab n'habite pas là...
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Y
Diantre, Parisil Town bientot rayée de la carte en raison d'une infondée pétition... Tellement infondée qu'elle en brise les fondements de la ville, pourquoi alors ce cliquerais-je pas sur le lien proposé, et courir dans environ 60 cyber café de la ville afin d'innocemment remplir les signatures ?
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L
TANAISIE ! TANAISIE !!!
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E
Pas de nouveau Craone !!!!Je ne m'inscrirai pas !!!
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