Coup dur pour Bruno Julliard, président du syndicat étudiant UNEF. La rencontre d’hier soir entre les diverses composantes de son organisme s’est soldée par un échec. Après 2 heures de discussions ininterrompues dans la cuisine, son cerveau s’est désolidarisé du reste du mouvement de son corps.
Les propositions du cerveau de Bruno Julliard n’ont « pas été du tout concluantes », ont notamment estimé les deux pieds de Bruno Julliard. « Le cerveau proposait d’arrêter toutes participations aux manifs et de se mettre autour d’une table afin de décider de l’avenir de l’université. En tant que membres remuants des manifestations, nous avons bien entendu refusé cette éventualité. »
« On a eu une oreille attentive à ces revendications », a expliqué Thiébaut Weber, président de la FAGE, en précisant « que par contre l’autre oreille fait la sourde ». Olivier Vial, de l’UNI (droite universitaire), s’est félicité de cette rupture survenue chez un concurrent, en assurant que « la loi serait appliquée » et que « les recteurs allaient monter en première ligne » pour l'expliquer aux étudiants. Avant de corriger : « que les rectums allaient monter en première ligne, pardon. »
Malgré cette perte relative, Bruno Julliard a appelé à « amplifier la mobilisation dans les universités en participant massivement aux assemblées générales et en votant la grève ». Selon l’AFP, 41 universités sont perturbées, dont 28 bloquées.
« Par chance mon cerveau montrait depuis de nombreuses années des signes de divergences avec le reste de mon moi, a tenu a rassurer l'homme aux vingt-sept pulls. Ce départ ne modifie en rien l’équilibre de l’UNEF et plus encore l’équilibre de mon corps, vu que mes pieds sont restés. Elle est rigolote, hein ? Attendez, elle est pas finie ! Attendez !! Partez pas ! »
Interrogé par la presse sur l’éventualité d’une scission de son cerveau, Bernard Thibault s’est contenté d’une réponse laconique. « Mon cerveau ? Bof. Il fait grève depuis mes 18 ans, de toute manière ».
Du côté de la Cé, autre syndicat étudiant, le sexe de Julie Coudry poursuit toujours sa grève de la faim et demande de la part du gouvernement « des budgets en matière de rénovation des locaux. »
(D'après
Le Monde)