Un blog culte dans mon appartement
Le 3ème homme de la campagne - les deux autres étant Sarkozy et Royal - n'a jamais douté de son futur succès. Sa quête du pouvoir n'a besoin que d'un con pour se transformer en réussite. A la recherche du préfixe, Bayrou espère créer l'illusion jusqu'au 22 avril.
Anti-droite, anti-gauche, anti-média, anti-sceptique : le centriste sera au second tour, c'est certain, répète-t-il jusqu'à épuisement. Aucun doute à avoir sur sa motivation : l'homme qui sortira la vieille politique des ses clivages porte des chemises blanches et aime s'appuyer sur les arbres, à défaut d'un socle électoral en granit.
Pourtant, cet iconoclaste de la politique n'est pas si éloigné des deux bords qui l'entourent. En réalité, Bayrou est une éponge. Ayant absorbé les idées de la droite et de la gauche, il se présente comme un « révolutionnaire paisible ». Un côté dur, grattoir, pour enlever la crasse accumulée par les différents gouvernements depuis 50 ans, et un côté plus lisse, bucolique, utopiste, un peu mou diront certains. Il profite des égarements de ses rivaux pour s'imposer. Et pour émietter leur électorat.
Effet de mode des présidentielles, Bayrou n'en est pourtant pas à sa première expédition : en 2002, il avait recueilli 6,84 % des voix. Mais voilà, François incarne la rupture. La nouvelle vague. Un Le Pen soft, un refuge pour les mécontents. Mais la campagne du candidat centriste, jadis gonflée par les sondages, s'enlise un peu. Alors, l'enfant de la France des terroirs a sorti du sien de nouvelles diatribes flambant neuves. Cible visée : l'ENA. On sourit.A moins de rêver du couscous politique italien ou de vouloir revenir à l'instabilité de la 4ème république, le vote Bayrou est celui d'un homme. Sans parti derrière lui, que peut espérer François ?