Comment subsister dignement lorsqu’on est pauvre ? Trois possibilités :
- Epouser une riche héritière de l’Est. Non, une héritière, pas une fille de l’Est. Oui je sais, c’est plus difficile à trouver.
- Décrocher la timbale du Tacotac TV, disponible dans les bars-tabacs, où se regroupent généralement les pauvres. On peut éventuellement décrocher la timbale tout court, mais il faudra payer de quoi la remplir.
- Avoir de l’uranium dans son jardin.
Si le Niger ne diffuse aucune émission de la Française des Jeux, elle a néanmoins récupéré le jackpot d’Areva, fleuron de l’industrie hexagonale. Les mines d’uraniums de cet imposant pays africain assurent un tiers de l’approvisionnement de notre groupe nucléaire et donc, par conséquent, s’incorporent à nos centrales EDF.
Message aux racistes : à chaque fois que vous pressez le bouton de l’interrupteur, c’est comme si vous donniez un peu d’eau à un noir. Pensez-y, à la prochaine exécution à la chaise électrique.
Car le Niger est pauvre. Il est Africain, c’est une bonne excuse. Cancre de l’indice du développement humain, selon l’ONU. 5ème producteur mondial d’uranium, il ne peut compter que sur lui pour nourrir sa population. « Putain, heureusement qu’on a de l’uranium, les gars, pas vrai ? Les gars ? Les gars ? » demande le fermier nigérien à ses camarades anémiques. Les indigents locaux ne se trompent pas : la nuit tombée, le bol à la main, ils se précipitent dans les mines et l’ingurgitent. A force d’en bouffer, ils sont devenus phosphorescents.
Vous voulez remplacer le phare de votre bagnole qui est pété ? Attachez un Nigérien sur le capot, c’est moins cher.
Pour tenter de mettre fin à la polémique impliquant Areva dans ce pays – le groupe est accusé de soutenir la rébellion touareg -, la France a envoyé Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la coopération et à la Francophonie. Cécilia Sarkozy s’est décommandée, elle a coiffeur. Tant pis pour les Nigériens, ils n’avaient qu’à être condamnés à mort ou être infirmières. Ca leur apprendra.
Comme Kenza Farah, le nucléaire est à la mode. Il a su brandir la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour cheminer sur les podiums, et augmenter ses tarifs : son kilo pèse actuellement 57 dollars. Comme Kenza Farah.
Le charbon est actuellement plus proche de Dave : à force de tirer dessus, il est épuisé. Ou inopérant.
Du coup, et on n’en revient aux filles de l’Est, l’uranium a tendance à se prostituer. Comme Kenza Farah. Pardon : comme la musique de Kenza Farah. Par bonheur l’uranium n’écoute pas Skyrock, il est simplement radioactif ; c’est beaucoup moins grave.
Les Chinois, les Canadiens, les Australiens roucoulent sous sa jupe – surtout les Chinois, à cause de leur petite taille. Le président Mamadou Tandja demande ainsi à Areva plus d’argent pour exploiter ses mines réjouies. Sans la moindre mansuétude. Sans le moindre geste commercial. Impitoyable ! La France va devoir payer ! Nous allons devoir payer !
Marre de donner le fric que je n’ai pas !
J’aurais eu du cran j’aurais gueulé davantage, mais c’est difficile de gueuler sur un Africain, on est vite taxé de raciste.
Remarquez que si je me tais, on sera taxé quand même.
Faudra pas s’étonner qu’il devienne enrichi, cet uranium, avec tout l’argent qu’on lui file.
Puisque c’est comme ça, j’inaugure les économies d’énergies en éteignant mon ordinateur. Ca tombe bien, j’avais terminé.